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Ma conviction profonde :

Le contraste du tech

Cette photo a été prise en 2010 par moi-même lors d’un stage d’étude au Vietnam. Avec cette photo, je tiendrais à faire comprendre le mot « contraste » dans le sens figuratif. La photo montre une femme qui vend des fruits dans la rue, tout en utilisant un smartphone. La barre située devant la femme est un « don ganh », un outil utilisé pour porter les « quang ». Dans l’arrière-plan, on voit bien un distributeur de billets. Les contrastes sont au cœur de cette photo. Le premier, et plus direct, est le contraste entre les outils qu’utilise la dame, la barre de bambou et le téléphone. Le premier est un outil qui est utilisé depuis des générations au Vietnam, tandis que le dernier est une invention du 21ème siècle. Ce premier contraste dévoile le deuxième, un contraste que tous les pays du Sud sont en train d’expérimenter : le contraste entre « l’ombre du passé », avec les moyens de production peu efficaces, basée sur le travail des petits commerçants et paysans locaux, avec un mode de vie plutôt tranquille, et « la lumière du futur », représentée par des outils modernes, fabriqués par des multinationales, impliquant des chaînes logistiques globalisées, qui permettent la communication instantanée, donc une vie rapide et connectée.

Ces contrastes ne sont en aucun cas une menace pour la population locale. Au contraire, c’est un signe d’optimisme. Malgré la nostalgie d’une vie tranquille du passé, on n’oublie pas que c’était aussi une vie dure, dans une société fermée et ultra-conservative. Dans les pays en voie de développement, il y a une véritable soif de progrès, de modernité et de connexion avec le reste du monde. Paradoxalement, c’est dans ces pays-là, comme le Vietnam, que les nouvelles technologies sont adaptées le plus rapidement. Comme montré sur la photo, la dame n’est pas triste, elle sourit. Un sourire portant bien l’espoir d’un futur lumineux.

Enfin, la scène de la photo est pour moi un message fort : l’avancement de la science et de la technologie pourrait apporter des bénéfices aux gens même dans les coins les plus obscurs du monde. La participation des chercheurs et ingénieurs à l’amélioration des conditions de vie des gens en difficulté n’est pas réservée seulement à ceux qui se déplacent sur place, mais aussi à ceux qui travaillent tous les jours dans les laboratoires.

 

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Welcome to my website !

Short bio: I am an engineer and scientist by training as well as by conviction. I graduated from Ecole Polytechnique in Paris, France, majored in Technology Innovation and Nanotechnology, then worked in Saint-Gobain, a 350s years old company. My work there involved in creating very thin photonic layers on windows glasses, in order to keep houses warmer in the winter, among others. Then I did my PhD in Materials Science in Ecole Polytechnique Federale de Lausanne (EPFL), Switzerland, during which I fabricated innovative multifunctional fibers with complex structure for applications in manufacturing, bio-engineering, and robotics. Now, I am a Otis Williams Postdoctoral Research Fellow in Santa Barbara, US, working on making next generations of bio-electronic sensors. My current work was previously funded by the National Foundation My hobby is running and taking pictures (not at the same time however). I have been in some amateur running events with a dream of finishing a marathon to honor my memory of the Boston Marathon. Besides this blog, I have a photo gallery in Flickr.

How to call me:

My full name is Nguyễn Đăng Tùng. I share the family name “NGUYỄN” (Nguyen) with other ~50 million people of Vietnamese origin, it makes little sense to call “Mr. NGUYEN”. In fact, “NGUYEN Dang”, a branch of the big trunk “NGUYEN”, is more of a family name to me, which I choose as my pen name in scientific publications. In Vietnam, everybody is called by their first name. It’s ok to call me “Tung” (and all other derivatives such as “Mr. Tung”, “Dr. Tung”, ” anh Tùng”, etc.) as in my mother tongue . And although “Mr. NGUYEN”, “Dr. NGUYEN” are not the most effective to call me, it’s fine as long as I understand that’s me to whom people refer.